Il y a le grand frère et la petite soeur. C’est une histoire de famille, à la fois particulière, à la fois terriblement banale.
C’est l’histoire d’un inceste. Une histoire de lignée et de tout ce qui recommence. Une histoire de société aussi et de tout ce qui recommence. La bouche s’ouvre, le silence éclate, la parole s’impose nécessaire. Et elle jaillit avec force pour raconter : le combat d’une chevaleresse, les rouages d’une mécanique traumatique, l’urgence de sortir du tabou, raconter tout ce qui nous dépasse. Et surtout tout ce qu’on peut dépasser.
C’est l’histoire de ce dont on est capable. Se relever. Être libre.
Tout est dit dans ce texte écrit par Nolwenn Le Doth. Nul besoin d’en ajouter.
Ce spectacle est un coup de poing salvateur, une oeuvre lumineuse et poétique. C’est terrible dans ce qu’il nous raconte et magnifique dans ce qu’il nous offre : l’espoir d’une libération de la parole.